Sourire de retour
Mercredi, 13 Janvier 2010 09:28

Par les temps qui courent les « Merles » n'étaient guère à l'aise en ce début 2010, mais quelques réunions ont ramené le sourire...

Jean-François LAVERDISSE
avenir

Pourquoi le cacher, l'UR Namur ne se portait pas trop bien depuis quelque temps et, bien qu'on s'en défende, cela nuisait un peu au côté sportif et minait, quelque peu, le moral des dirigeants. En cause, un manque de trésorerie ou plus simplement de liquidité pour payer, à temps et à heure, les joueurs et les créanciers.

Fatigués de jouer au pompier et de postposer la plupart des dettes en demandant des délais de payement, les dirigeants, ou du moins ceux qui étaient restés au poste, ont pris leur courage à deux mains et ont tenté de trouver une solution.

« Je ne vous cache pas, confiait Bruno Henry, le vice-président, qu'il y a 3 semaines nous étions prêts à déposer le bilan, à mettre la clé sous le paillasson. On ne voyait pas le bout du tunnel et je vous assure qu'il a fallu attendre les derniers jours, même les dernières heures, pour y voir un peu plus clair et saluer un courant optimiste qui doit assurer la pérennité de l'UR Namur. Une pérennité qui passera par l'école des jeunes qui se réorganise parfaitement et ne manque pas de projets. L'équipe fanion n'en manque pas non plus avec, en priorité, un maintien assuré rapidement et l'intégration progressive de jeunes. »

Et les finances ?

Rien de nouveau sous le soleil pour tout cela, mais c'est surtout au niveau financier que le bât blessait alors que s'est-il passé ?« Nous avons multiplié les réunions, avec l'ancien président, la ville, la fédération belge, ou encore les joueurs pour dégager un nouveau plan stratégique qui doit nous permettre d'assurer nos charges, avec parfois un peu de retard, mais d'assurer. Le premier accord fut trouvé avec Jean-Claude Baudart. Tout le monde a mis un peu d'eau dans son vin, mais maintenant plus rien ne s'oppose à l'arrivée de nouveaux membres ou administrateurs car la dette, diminuée, sera diluée sur de nombreuses années et, en aucun cas, n'influera négativement sur le fonctionnement journalier du club. Le second fut avec la ville où ce fut plus qu'un accord mais un soutien inconditionnel qui va nous permettre d'aller plus loin encore, de créer un grand projet.

Le troisième fut avec la fédération qui accepte d'effacer les dettes fédérales en échange d'une partie des droits de télévision de la saison dernière, les droits de la précédente se discutant au tribunal. Et le quatrième accord, celui qui nous tient le plus à coeur, les joueurs ont accepté à l'unanimité d'être payé avec du retard, faisant entière confiance au comité. » Un comité qui dimanche midi était réuni, au grand complet, derrière son vice président qui soulignait encore que les comptes 2008-2009 avaient été clôturés en « boni » ce qui n'était plus arrivé à Namur depuis belle lurette.

Restait à Bruno Henry à tordre le cou au dernier canard des matches truqués : « Jusqu'à présent nous n'avons pas été interrogés d'autant que les personnes incriminées ne sont plus au club depuis longtemps. Certains cherchent à nous nuire, en ressortant continuellement cette affaire, mais ce que nous réalisons pour l'instant plaide en notre faveur, d'autant que nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. D'autres bonnes nouvelles vont d'ailleurs suivre... Et tout cela dans la sérénité voulue ! »